Analyse de la Faune
Etude de l’avifaune dans la région du Cap Bon

June 2001

par Web Team

Depuis des années, les ornithologues étrangers ont recueilli bon nombre des données sur les oiseaux de Tunisie et plus spécialement ceux du Cap Bon. Ces données portent surtout sur les oiseaux migrateurs à El Haouaria et les oiseaux d’eau hivernants dans les zones humides de la région. La présente étude devrait donc être étendue aux oiseaux sédentaires et nicheurs des différents sites retenus (Dar Chichou et site d’oued El Abid ) Donc l’objectif de cette étude est de mieux connaître l’avifaune nicheuse des 4 sites retenus, en vue de leur assurer une meilleure conservation.

Lors de la création de l’association les Amis des Oiseaux en 1975, la situation de l’avifaune au Cap Bon était absolument désastreuse ; des centaines d’oiseaux migrateurs, essentiellement des rapaces, étaient tués ou piégés soit pour les besoins de l’autourserie, soit pour être vendus. Les aires de faucons pèlerins à El Haouaria, à Zembra, à Korbous et dans la plupart des massifs du Nord du pays étaient systématiquement pillées et les poussins vendus à des trafiquants étrangers. C’est pourquoi, l’une des premières actions entreprises par l’A.A.O. a été la sensibilisation de la population du Cap Bon en général et d’El Haouaria en particulier à la protection des oiseaux. Cette action, menée sans relâche pendant des années consécutives, a porté ses fruits puisque depuis 1977 le spectacle des oiseaux à vendre à disparu, les aires de faucons pèlerins ne sont plus dénichées et qu’aucun coup de fusil n’est tiré à Jbel El Haouaria pendant la migration de printemps. Ce qui n’est malheureusement pas le cas à Malte et en Sicile. L’Italie est pourtant engagée par la directive oiseaux en tant que membre de l’Union - Européenne.

Ce travail de sensibilisation a touché d’abord les acteurs directs, à savoir les autoursiers et les fauconniers, compte tenu de la tradition de chasse à l’épervier et au faucon pèlerin. Nous avons développé l’argument que, si ces autoursiers et ces fauconniers voulaient que la tradition ancestrale soit maintenue, il fallait qu’ils participent à l’effort de protection de tous les oiseaux et plus spécialement les rapaces. Le message a été parfaitement compris à El Haouaria et depuis, le Cap Bon et la Tunisie sont cités en exemple en matière de protection des oiseaux migrateurs.

L’A.A.O. a également contribué à la création de l’Association Nationale des Fauconniers Tunisiens (A.N.F.T.) aujourd’hui Association des Fauconniers de Nabeul.

Les données disponibles : Les données anciennes concernent essentiellement la migration au Cap Bon. En effet les ornithologues étrangers qui les ont recueillies n’ont pas été intéressés par les espèces locales sédentaires comme la perdrix gambra oiseau gibier par excellence pour le chasseur tunisien et qui subit une très forte pression.

Web Team

P.S.
-  Rapport réalisé par Ridha El OUNI & Sami RABEH, Experts en Ornithologie