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La Méditerranée envahie par une nouvelle algue tropicale
Monday 12 January 2004

Une nouvelle algue tropicale prolifère à une allure foudroyante en Méditerranée alors qu’une algue similaire qui défraie la chronique depuis des années poursuit sa colonisation, a annoncé samedi un laboratoire français. Une nouvelle algue tropicale prolifère à une allure foudroyante en Méditerranée alors qu’une algue similaire qui défraie la chronique depuis des années poursuit sa colonisation, a annoncé samedi un laboratoire français.

La nouvelle algue verte, la Caulerpa racemosa, a été repérée pour la première fois en 1990 sur la côte libyenne, a rappelé le professeur Alexandre Meinesz, directeur du Laboratoire environnement marin littoral (Université de Nice-Sophia Antipolis).

Elle touche depuis cette date plus de 500 km de côtes. Elle frappe 11 des 18 pays méditerranéens, seuls le Maroc, l’Algérie, les territoires palestiniens, Israël, le Liban, la Serbie et la Slovénie sont épargnés.

En France, la nouvelle algue se développe sur une vingtaine de sites entre Marseille et Menton (Alpes-Maritimes) ainsi qu’en Corse, au large de Bastia et dans le parc marin international des Bouches de Bonifacio. Elle a rencontré dans la rade de Villefranche, près de Nice, la Caulerpa taxifolia, algue tropicale classée entre-temps par l’IUCN (Union mondiale pour la nature), association scientifique faisant autorité, dans les 100 espèces envahissantes les plus nocives au niveau planétaire.

Caulerpa racemosa et Caulerpa taxifolia sont toutes deux originaires du sud de l’Australie. La première est plus petite mais se propage plus rapidement grâce à un système de reproduction que ne possède pas la Taxifolia.

Le laboratoire du professeur Meinesz, qui assure le suivi de la Taxifolia pour la France depuis 1989, a pris également en charge la nouvelle espèce envahissante.

Repérée en 1984 alors qu’elle occupait un mètre carré au pied du Musée océanographique de Monaco, la Caulerpa taxifolia proliférait fin 2003 sur 17 000 hectares et quelque 300 km de côtes de six pays.

En France et à Monaco, 120 km des quelque 200 km de côtes entre Menton et Toulon, représentant plus de 7.100 hectares, sont concernés.

En Italie, plus de 9 400 hectares et plus de 100 km de côtes sont touchés (Ligurie, Livourne, île d’Elbe, détroit de Messine, et Olbia au nord-est de la Sardaigne).

En Espagne, c’est l’île de Majorque (Baléares) qui est visée (60 hectares, une dizaine de km de côtes).

La Caulerpa taxifolia concerne aussi plus de 40 hectares et quelque 10 km de côtes croates (îles de Krk et Hvar) et 400 ha et plusieurs dizaines de km en Tunisie (Cap Bon au Nord, Sousse et Monastir au Centre).

Surnommée l’"algue tueuse", la Caulerpa taxifolia contient des toxines qui repoussent les poissons. Elle obstrue les abris des rochers qui leur servent de refuge et élimine d’autres algues dont ils se nourrissent. Elle cause ainsi la mort de poissons du littoral comme les rougets.

L’origine de son arrivée en Méditerranée est controversée. Selon une hypothèse, elle aurait été transportée d’Australie dans les années 1960 par des particuliers et donnée à l’Aquarium de Stuttgart (Allemagne, sud-ouest).

L’Aquarium public tropical de Nancy aurait bénéficié d’une souche du musée allemand et en aurait donné une à son tour au Musée océanographique de Monaco.

La "contamination" pourrait être partie d’une opération dans cet établissement, un nettoyage par exemple.

Les invasions d’espèces végétales et animales non endémiques à un milieu naturel, accidentelles ou volontaires, sont considérées comme une des principales causes d’appauvrissement de la biodiversité (variété des espèces). Elles peuvent avoir des conséquences économiques catastrophiques.


See online : Source Le Monde. Article publié le 10 janvier 2004

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